PRP : Plasma Riche en Plaquettes

Principes Scientifiques du PRP

Le plasma riche en plaquettes (PRP), décrit pour la première fois en 1998, est un produit biologique issu de la centrifugation du sang dans un tube contenant un anticoagulant. Il s’agit d’un produit liquide défini comme une suspension de plaquettes dans du plasma caractérisé par une concentration en plaquettes supérieure à celle du sang total du patient. Le PRP est destiné à un usage autologue (pour chaque patient lui-même). Une multitude de PRP différents existent selon le protocole de préparation, plus ou moins riches en leucocytes, plus ou moins purs, plus ou moins concentrés.

Les plaquettes contiennent un réservoir naturel de facteurs de croissance dans leurs granules alpha, qui représentent la substance active du PRP. Ces facteurs de croissance sont le TGF β (transforming growth factor beta), PDGF (platelet-derived growth factor), IGF1 (insulin-like growth factor), FGF1 (fibroblast growth factor), EGF (epidermal growth factor) et le VEGF (vascular endothelial growth factor).

Plaquettes sanguine source de PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

 

Ils sont impliqués dans la prolifération et la différenciation cellulaire des kératinocytes, fibroblastes, cellules endothéliales, chondrocytes, cellules musculaires lisses et myoblastes, et sont impliqués dans la cicatrisation du tissus cartilagineux. Les granules alpha des plaquettes contiennent également des molécules bio-actives comme la sérotonine, l’histamine, la dopamine, les adénosines, le calcium, les catécholamines, qui jouent un rôle biologique fondamentale dans les trois phases de la réparation du cartilage (inflammation, prolifération, remodelage). Les concentrés plaquettaires auraient également des propriétés bactériostatiques, mises en évidence sur le staphylocoque épidermidis et le staphylocoque doré, réduisant ainsi les risque de contamination microbienne de la zone traitée.

Le traitement des pathologies traumatiques et dégénératives de l’appareil ostéoarticulaire a suscité un vif intérêt de la part des chirurgiens ces dernières années. Dans l’arthrose, la majorité des essais cliniques et séries de cas concernent le traitement de l’arthrose du genou dont les résultats sont prometteurs. 

La préparation de PRP nécessite un prélèvement sanguin, qui est centrifugé pour séparer le plasma pauvre en plaquette (PPP, 5%) en surface, le plasma riche en plaquette et en fibrinogène (PRP, 40%) au milieu, des granulocytes et des leucocytes au fond du tube (55%). Le séparateur cellulaire permet d’augmenter la concentration en plaquettes et en facteurs de croissance contenus dans leurs alpha-granules de 200 à 600%. Selon le matériel utilisé et la simple ou double centrifugation, la composition du PRP peut être variable en termes de concentration de plaquettes et de facteurs de croissance ; il ne doit contenir ni granulocytes, ni leucocytes et ne doit pas être coagulé.

L’utilisation d’un anesthésique local avant l’injection du PRP est contre-indiquée, il modifierait le pH local, or, la qualité du PRP est très pH-dépendante. Le plasma concentré en plaquettes est ensuite réinjecté dans la zone pathologique. Ces plaquettes libèrent des facteurs de croissance en grand nombre, permettant la cicatrisation des tissus lésés en stimulant les cellules souches locales, et réduisent inflammation et hémorragie.

Les anti-inflammatoires ne doivent pas être utilisés les jours précédents et les deux semaines qui suivent l’injection de PRP, ils risquent d’inhiber l’action des prostaglandines et ainsi les effets stimulateurs du PRP. On évitera également les soins locaux anti-inflammatoires. En cas de douleur, on aura recours au paracétamol.

En pratique, comment se déroulera votre séance d'injection de PRP

 Il sera nécessaire au préalable pour pouvoir bénéficier du traitement de votre arthrose de genou par une injection de PRP, de remplir avec le plus grand soin le questionnaire « KOOS » (Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score). Il s’agit de bien connaitre l’état clinique de votre genou arthrosique pour objectivement apprécier l’importance de votre atteinte, pour secondairment l’importance de l’amélioration que vous allez avoir. C’est ainsi que vous aurez à remplir ce questionnaire ayu troisième mois et au sixième mois à nouveau.

Injection de PRP pour l'arthrose de genou

Ces injections se déroulent au centre de l’IMMR pour les injections intra-articulaire des arthroses de genou.

L’utilisation de traitements orthobiologiques comme le plasma riche de plaquette (PRP) et les cellules souches (dérivé de moelle osseuse) dans l’orthopédie exige plus que de simples connaissances en anatomie chirurgicale, des compétences en examen physique, des connaissances en réadaptation et des compétences chirurgicales ou d’injection. Un médecin doit quantifier les doses de traitements biologiques injecté … sinon nous n’avons aucune idée de ce que nous donnons à un patient !

L’IMMR est un des deux seul centre privé français équipé pour ce faire. Nous avons actuellement 3 centrifugeuses, un compteur cellulaire et plus encore.

Nos résultats sont colligés pour chaque patient et entrent dans une base de données permettant de connaitre la réelle efficacité du traitement qui vous a été proposé.

Chaque procédure fait l’objet d’un rapport permettant de connaitre toutes les caractéristiques de l’injection de PRP qui vous a été faite. Ces données vous seront transmises ainsi qu’à votre médecin traitant. Vous trouverez un exemple de ce rapport ici

« Sans données, vous êtes juste une autre personne avec une opinion »                 

W. Edwards Deming   Scientifique statisticien

Elles peuvent également se dérouler à la Clinique Clairval pour les tendinopathies ou les méniscopathies.
Enfin elle s’effectuent au bloc opératoire soit pendant une intervention sur votre genou, soit pour des injections intraosseuse qui peuvent également être un moyen de traiter médicalement les arthroses de genou plus graves. Ces interventions se déroulent dans ce cas sous anesthésie générale.